L'école officielle devant son principe ou l'allopathie dans les faits, suivi d'un Essai de synthèse caractéristique sur le tartre stibié, l'aconit, l'arnica, l'arsenic et le quinquina, par F. Gout ... / Title Contents

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POUR PARMITRE EN 1858: Essai de synthe~se caract~ristique sur les 20 ni~dicaments les plus familiers A lallopathie et auxquels les homoeopathes ont e'galement recours: 10a Antimonium crudum. - 20 Assa ftotida. - 30 Belladona. - 4o Camphora. - bo Cantharis. - 6o Garb. vegetal. - 7o, Chamomilla matricaria. - So Semen contra. - 9n Digitalis purpurea. - 100 Ferrum metallicum. - ito Ignatia. - t2o Indium. - 13o, Ipoca. - 14o Mercurius. - ý- Mosebus. - 16o, Nux vomica. - 17o Opium. - i So Scilla mari

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*L'ECOLE OFFICIELLE DEVANT SON PRINCIPE oU L'ýALLOPATHIE DANS LES FAITS SUIVI D pUN ESSAI DE SYNTHIASE CARACTE'RISTIQUE SUR LE TARTHE STIBIE', L'ACONIT, L'ARNICA, L'ARSENIC ET LE QUINQUINA, PAR F. GOUT, D. M. P. La seule vraie science est la connaissance des faits; lee faits sont dans Ics sciences ce qu'cst 1'exp~rience dans Ia vie civ ile. (BUFFON). Summra sequar fast igia reruni. (VhssnILE). A tous je (lirni hauternent lee phases que j'ai travei sees.(lead. lilnc.) DEUXIEME CDITION PARIS J.

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A MONSIEUR L E COMTE HENRY DE BONNEVAL DOCTEUR1 EN MEDECINE A BORtDEAUX. A 1'JEcole officielle, je dois mon titre; 4 vous, Monsieur, je suis redevable de ma conviction et-de mes croyances me'dicales (1). Sous ce rapport:Ma gistrurn ut ]9atrem diligat, vel etiam pius quarn patrern (2). A vous, qui, avec autant de d~vouement que de science et de dignite', tenez haut et ferme le drapeau de V'Honkeopathie dans une de nos prernie~res cite's du Midi, 'a vous.1'humble hommage de ce petit travail, in

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LIJCOLE OFFICLELLE DEVANT SON PRINCIPE oU L'ALLOPATHIE DANS LES FAITS. De"s le debut de ma carrie're me~licale, employe' comme ~ke'eY dans un ho'pital maritime, la pratique et l'hahitude du malade dcvance'reiit, chez moi,1'etude et la connaissance des diverses theories m~dicales. Combien de fois, depuis vingrt-cinq ans et plus d'exercice, me suis-j~e surpris doutant de moi-mn~me? Incertain de I'efficacit6 des moyens mis "a ma disposition par les divers traite's de iniatie~re me'dicale, je mn'ap

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8 LECOLE OFFICIELLE dire, la ve'rite" me'me. He'las! ne sont-ce pas les probabilit~s qui ont -depuis plus de deux mulle ans enveloppe' la me~decine., comme art ou science de gue~rir, dans les langes d'une ignorance savante et speculative, qui s'e'loigne d'autant plus du but qu'elle se propose, qu'elle croit y toucher de plus pr~s? A combien de theories et de systrniess divers n'ont-elles pas donne" lieut? Tous ont eu une existence plus ou momns ephe"m "re. De la' la qualific

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DE VANT SON PRINCIPE. 9 avoir son point central qul no pout e~tre qu'un principo vrai, et tel que sos consequences, soil qu'elles irradient, soit qu'elles convergent, no peuventdre que de meme niature; *i notro point de vue, les affections locales trouveraiont lours analogues dans les rayons, les affections gene"ralos dans les diam etres. Mais ce principe, quel est-il? En niedecine comme art de gui rir, la verit6 est et doit dtre une, indivise entre sos multiples et ses sous-multiplos; part

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10 L'ECOLE OFFICIELLE ques les antiseptiques, etc., etc., De I toute une therapeutique defectueuse, dont nots n'avons pas a nous preoccuper pour le moment. Ainsi donc, le chaud, qui est, pour tout le monde, le contraire du froid, n'est en re~alite 'que des degres diflerents plus ou moins e1eve's d'une seule et m~me chose, (u'of ne peut saisir (une puissance dynamique) pas plus qu'on ne saisit et voit les maladies. On sait tre's-bien que quand on dit Le temps est chaud et pesant,

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DEVANT SON PRINCIPE. 1 i I degres divers, dont ic re'sultat se traduit pour nous par des impressions difI?~rentes de froid on de douleur, ou de chaleur, OH de gonflement, qu'elles se pre'sentent isokees ou groupees, et dont nous avons fait scion notre bon plaisir la phiogrose ou l'atonie, qui n'existent certainemeni. pas dans le principe -vital greneraI, ou particulier "a chaque orgrane. Peut-e'tre nous accusera-t-on de faire une application force'c d'un fait vrai en physique, po

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12 L'ECOLE OFFICIELLE une-chaleur vivifiante? Et, pour rappeler la vie et Je inouvement dans tin org~ane on un membre gele', c'est "a des frictions convenablement pratiqud'es avec de ]a glace pile'e on de la neige, que -vous avez r~ecours? et votre plus grande appr&. hension est la crainte d'une transition trop rapide 'a une ternperaturee '1evie~e? Si nous voulions approfondir cette question, it serait facile de de'montrer que les le~sions re'sultant des Irois on. six degres d

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DEVANT SON PRINCIPE. 13 que deviennent tous les syst~mes, toutes les theories m'dicales, au milieu dosquelles, ii est vrai, ]a science tournoie depuis des sie'cles, comme dans un cercie vicicux, no sachant comment elle y est entree et ne trouvant plus d'issue pour en sortir (A)? Tout serait i"arefaire en quelque sorto en matie're n~dicale, en therapeutique, en observation, en m"decine, etc. C'est tout un monde inconnu, qui se dieroule vatuement devant nous! Ce serait i" douter do la Provide

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L'ECOLE OFFICIELLE d'action, ne sont-ils pas tons empruntes "a la ni'decine des peuples? et tous les jours n'entendons nous pas les gens les moins 6claire's dire: Chaque plante porte vertu? Le peuple a donc en cela le sentiment intime, irreflchi, mais vrai, que chaque pays doit tronver sur son sol Ie rem ede aux maux qui v sont les plus frequents et en quelque sorte indige~nes, et selon la douleur, 11 juge que ]a quantite' du rem~de doit etre en rapport avec le mal qu'il eprouve. Ici, guide p

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DEVANT SON PRINCIPE. ' 15 1'efficacite', est le seul qui puisse assurer la conservation de I'organe congeke', pourvu toutefois que l'action du froid n'ait pas e~e assez profonde pour le frapper de mort r~e'ele. Quel est 1'axiome medical qui po rte les peuples du septentrion 'a en agir ainsi? uls s'en inquieitent fort peu. L'expe~ience, direz-,vous? C'est 6videmrnent la" le ab usu in morbis. A beaucoup de personnes ce fait s'irnpose avec (oute sa force brutale. La science doit s'

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to L'EOLE OFFICIELLE une de'composition immediate. Sous 1'intluence des frictions faites avec ]a neige ou ]a glace pi1e~e, 1in~flux nerveux et la circulation momentane'nent suspendues se retablissent. La vie, ou force vitale (dynarnisme), qui est 1'essence de 1'harmonie ge'nerale,-qui constitue sa puissance menacere dans une de ses parties, lutle, re'agit avec force contre la cause du mnal, jusqu-'h ca que celui-ci, vaincu, s'A~oigne et permette "aIForganisation de reprendre so

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DEVANT SON PRINCIPE. 17 Ce que nous avons dit de l'action du froid sur l'organisme, nous le disons e~galement du calorique concentr6 ' un haut degre", mais avec des caracteres difftrents et une marche inverse. Dars le premier cas, le principe vital oppose, par son calorique inherent, une force de resistance aussi puissante que possible "t l'action ftcheuse d'un froid vif, qu'il combat avec toute l'e~nergie dont ii est susceptible; l'action du froid alors est lente et graduee, La

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18 L'ECOLE OFFICIELLE I1 n'est pas 'necessaire, sans doute, de faire ressortir toute l'analogie qui existe entrel'atonie et les phlegrasies, telles que l'cole les comprend du moins, avec ce que nous avons dit des lesions de~terminees par l'action du froid et celles qui reconnaissent pour cause I'action du calorique? Que de reflexions justes et profondes doivent naitre de cet apercu succinct sur ]a vtrite6 en metdecine corme art de guerir! ici se ternine naturellement l'obligati

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DEVANT SON PRINCIPE. ' ig physiques, nous e~clairera sans doute, car vita brevis, ars Ion ga, et maiheur 'a celui qui de'daigrne de tourner "a son a-vantage l'expe~rience des sikcles et de la tradition! En premil~re ligne se pre'sente, tout d'abord, la variole, originaire de l'Asie, berceau du monde. Aaron (Aharoun.) en fait mention 622 ans avant l'e~re chrd'ienne; de temps imrn~monial, en Ge~orgie, dans l'Indoustan, on inoculait cettc maladie terrible pour la rendre momns iieur

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L'ECOLE OFFICIELLE bien des personnes, me'me e'claire'es, le virus vaccin est le coiltraire de ]a variole: 'acc seul titre Ai est admis; pour le me'decmn, queule que soit 1'~cole "a laquelle ii appartienne, le, vaccin n'est que le produit d'une affection maladive, ou. cow-pox, qui se de'veloppe sur le pis de 1'espe'ce bovine et dontlI'analogie est. tellement identique avec le bouton de la variole, qu'il agit momns cornme pre~servatif que comme annihilant le germe Yariolique encore 'a l'etat l

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DEVANT SON PRINCIPE. '21 tiquement expliques et justifie's les succe's obtenus dans certains orubarras gastriques, los fi evres, bilicusos, cortaines esp eces d'asthme, ]a ni~tro-pe~ritonite, lat pneumonic aigue", la pleuropneumonie,le rhumalisme articulaire aigru ou. chronique, l'hydrathose, le croup, la coqueluche, certaines anginos, certaines tuimeurs haematodes, la varicelle conoide, la variole, les -varices, etc., etc., qiiand ii y a homoeopathicite' (et non idcntite' de~no

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22 2L'COLE OFFIClELLE vie aventureuse, et le feu d'une imagination ardente; le second, ]a tete voil~e par la douleur (1), dans le sentiment si doux, si naturel, si vrai de l'amour de la fanille et de l'humanit'; l'un et I'autre s'exposent avec non moins de calme et de r~signa(ion, celui-ci sur les vagues dee l'Ocean, celui-Ia 'sur celles non moins redoutables de l'expre'imentation pure; tous deux attachent leurs noms "a jamais cAl1bres a deux sciences qu'ils cre"ent en quelque sorte, par l'

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DEVANT SON PRINCIPE. 23 meilleur; ainsi se retire~rent de la scene du monde, qu'iis ont illustree e'trois siecles et demi de distance, les deux plus grands genies des de~couvertes, se cr'ant 1'un et l'autre des droitsimprescriptibles "I l'amour et a la reconnaissance de la poste'rite. Quant "a nous, qui nous trouvons, pour ainsi dire, "a ce moment critique de transition oi l'erreur froide, egoriste, se drapant, superbe et de'daigneuse, dans sa vanite" scientifique qui s' croule, s'applique

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24 L'ECOLE OFFICIELLE De 1'expose' de ces faits incontestes et incontestables ressort necessairement la loi similia similibus; ce principe ayant d&s lors pour nous toute ]a force, toute la puissance que nous n' oserions contester a un axiome de georne'trie, qui se de'montre par l'acte seul de son e'nonciation, deviendra, dans un avenir peu.'oigne', ]a loi ge~nerale de la therapeutique, quelle que soit l'e'cole "a laquelle on appartienne, comme ii en a en quelque sorte 'te' jusqu'ici 1'excep

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DEVANT SON PRINCIPE. 2 25 son exemple, leur trace la route, indique la manie~re d'exploiter et do connaitre le terrain; c'est uno ligne droite en dehors dQ laquelle insucce~s ou erreur, mais re'sultats positifs, d'autant plus certains qu'on s ecartera. moins du trace qu'il a laisse6, avec cette autorit6 et cette haute franchise, caracte~re distinctif de la verite' me"* e. Sans doute nous subissons la loi, mais nous ne pardonnoims pas qu'on nous l'impose: ainsi le veut notre amour

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L'ECOLE OFFICIELLE se crea, grossiere encore, die amplifia sur les croyances po-. pulaires; les medicamnents, entasse~s pe'le-me'e, donne~rent lieu A la the"riaque d'Andrornaque et de Mithridate, rnonstrueux assemblagre de soixante-quinze "a cent dix substances me'dicamenteuses diverses et I 'terogenes. Si c'e~taient les beaux jours, l'apoge~e de la polypharrnacie, ha'tons-nous d'ajouter que c'e"tait 6galement l'enfance de la me~decine comrne science; pendant bien dos sie~cles, les systemes,

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DEVANT SON PRINCIPE. 27 heureuse substance qui 6'tait appekee 'a lui en rendre de bien plus grands encore, par 1'&'losion du grand principe general de the~rapeutique qu'il a de'tcriiine' en 1790. Pendant quinze ans, Hahuernann concentre en lui-me'me cette lieureuse d6 -couverte, qui e'claire sa pratique, et ce n'est qu'apre~s s'6tre assure par des faits nombreux et constants qui juslifient et sanctionnent Son principe, qu'il publia en 1805 le Fragmnent a de viribus medicamenloru

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28 L'ECOLE OFFICIELLE le mode d'action primitif ou secondaire echappera toujours a notre appreciation mate~rielle; la base de ]a physiologie et de la pathologie est l'unite" de l'hornme, rc-"sultat intime de l'union de l'Are (spiritus) et du corps (corpus) (E). Tout cela, dites-vous, est une the~orie un peu trop entachee de rndtaphysique; mais, si nous n'avons plus de raison valable ni plausible pour rejeter d'une manie~re absolue votre principe similia similibus, n'ayant pas i

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DEVANT SON PRINCIPE. 29 exactes, "a l'ailoaihie elle-ni~me, et aux lois physiques et morales, vaincront, j'espe~re, les pre'ventions quo, comme vous, et plus que vous peut-Utre, j'ai eues moi-me~me &i l'~gard de l'action r~e'ele des doses homoeopathiques. En principe, qui peut plus peut momns, c'est tin axiome qui n'a pas bosomn de demonstration (1). Hahnernann commencant ses experiences par la decoction de quinquina qu'il prit pinsieursjours de suite, ne put douc e&tre amend q

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30 L'IUCOLE OFFICIELLE dire (sans correctif, il est vrai), n'ayant pour adjuvant dans vos idees que l'infusion chaude (oii il est soluble une partie sur deux), donnes dans un litre d'eau, determinent un trouble, une agitation effrayante, des dejections' alvines, des vomissements accompagnes d'une anxi6te terrible, de sueurs froides, gluantes. Une paleur mortelle, un etat d'affaissement, d'aneantissement indicibles se manifestent; toute l'economie est troublke, bouleversee; la v

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DEVANT SON PRINCIPE. d'affinite pour votre medicament, vous en ajoutez quatre, huit, douzo, seize fois plus que dans le premier cas. Ccci'at-il besoin de commentaire? De deux choses l'une, ou vous avouoerez que vos medicaments ont d'autant moins d'action que vous les administrez "a doses plus corpactes, cc qui naturellement parail inadmissible, ou vous serez force de concluro avec nous que la propriete medicamenteuse est d'autant plus active que, par la preparation, on aplus developp6 sa ve

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32 L'ECOLE OFFICIELLE phars, et dont ii ne put, une fois retahli, retrouver les premiers vestiges qu'en remontant plus de trois cents lieues un des affluents du ficuve? Non; mais ne devons-nous absolunent croire qu'ai ce qui frappe nos sens et a ce que notre esprit comprend? Nous admettons sans conteste depuis les trente-deux vibrations du son le plus grave jusqu'aux douze, quinze et dixhuit mille vibrations par seconde que forme le plus aigu des sons perceptibles, et quc produit le bruit stri

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DEVANT SON PRINCIPE. 33 action quelconque sur ]a substance rn'dicamenteuse que 1'on triture avec lui pendant une heuro et plus: C'est ce qui n'cst ni possible ii rationnel d'accorder, parce que c'est par la trituration que la puissance dynamique des pr~parations homoeopathiques se developpe. Dans un bloc de glace d'un intre cube, je suppose, datachons, soit par le fait, soit par la pensee, un d~cimrntre cube pris sur tn de ses angles ou une de ses are'es, pratiquons tne cavite"'telle, qu'dj

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34 L'ICOLE OFFICIELLE thode habtemannienne, trente litres d'alcool porteront au decillionieme votre centilitre. Mais, dans l'int~ret du client, qui te peut ni ne doit, selon toute justice, faire tous les frais de 1'experimentation, essayez sur vous-me'mes... Vous serez alors susceptibles d'apprecier I'action que peut avoir un medicament au de'cillionhime, surtout si vous experirentez avec une alcoolature d'acide arsenieux, de noix vomique ou de belladone, et te perdons pas de vu

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DEVANT SON PRINCIPE. 35 vapeur ne contienne infinirent plus de calorique (ou puissance dynamique) que le cube de glace mis dans le premier tube? Or, ici l'analogie est frappante entre la preparation du medicament homocopathique et ce qui s'observe dans le tube no 1, image du medicameknt allopathique? Mais, Si fous, atlopathes, continuant l'idee de votre comparaison, rous etablissons sous le tube qui est notre lot, d'apres vous, la m~me lampe a esprit-de-vin: n'arriverons-nous pas au meme re

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36 L'COLE OFFICIELLE "caccorde beaucoup au hasard. Aussi, dans ces cas, voit-on c souvent le me'decin, moleur aveugle d'une machine dange" reuse, vanter comme un succes cc qui n'est qu'une imprua dence heureuse ou seulement impunie (1). * Serait-il donc dets lors ne~cessaire de recourir "a des preuves morales, qui intrinse~quement puisent leurs sources dans le sujet que nous traitons: ((Ceux qui sont capables d'inventer sont (( rares; ceux qui n'inventent pas sont en bien plus grand nom((br

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DEVANT SON PRINCIPE. 3 37 le g~ni e le plus e~tonnant peut-6tre des temps anciens et modernes, auquel it a 'eL6e donna, par une exception pour ainsi dire providentielle, de faire et, d'accomplir seul, dans un demi-si~cle de travaux et de recherches, ce que vingit ge~nerations successives eussent a peine e~bauch6; pour Hahnemann, vous n'avez que le sarcasme et la raillerie, re~servant sans doute votre admiration 'et votre enthousiasme e~chevel' "a ces honorables industriels, cheva

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38 L'18COLE OFFICIELLE nous nous comptons nombreux, dans le palais, dans le senat, dans l'arme~e, dans la magistrature, dans les classes instruites et e'claire'es!!! On nous trouve dans, vos cite's, "vos 'villas, dans la demeure sornptueuse du riche, comme sous le chaume de ]a mise're qui nous be~nit, partout enifin! Vos acade~mies, vos faculte's, vos &~oles, seules, s'agitent et se ke~vent contre nous: Cris impuissants, fureurs bizarres, En vain nos maitres barbares Poussen

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PEVANT SON PRINCIPE. 3 39 CONCLUSION. Tout en regrrettant ces d6nominations fAcheuses, d'allopathes et d'homceopathes qui rappellent la lutte, niecessite' malhieureuse de ce temps de transition, le sirnilia similibus cr~e tn pricipe vrai, qui dans un avenir peu e6loign6' deviendra ]a loi generale en me"decine, comnie jus([u'a' ce jour ii en a A6 16'exception. De ce principo, une croyance me'dicale, impossible avant lui, uine the~rapeutique par suite variable dans sa posologie,

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NOTES. (A) Les idees iatro-mecaniques, liquides d'abord, prennent leur source h Pergame, dans l'humorisme de Galien; repandues en Europe pendant le moyen-hge, elles se centralisent A Salerne, et surtout A l'antique et illustre dcole de Montpellier, oii elles tr6nent et dominent en reines absolues, jusqu'aui moment oii Albert de Haller les solidifie h Berne, par I'application qu'il en fait 'a la physiologie; adaptees ' la pathologie, 1'Fcole de Paris les materialise, les momifie et produit 1'org

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L'UCOLE OFFICIELLE DEVANT SON PRINCIPE. 41 Sinmme pour ce qui est de la proprietd somnif~re de l'opium, nous apprend-il autre chose que ce que tout le monde sait? Pourquoi l'opiunz fait-il dormir?..., et on arrive ' ce rdsultat desesperant par quinze et plus d'annees d'etudes sdrieuses, tant litt'raires que scientifiques, par mille privations et sacrifices de toute sorte 1!! Mais edvidemment le principe contraria contrariis nons fait faire fausse route!!... (C) L'allopatliie se preoccupe pe

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42 2L'COLE OFFICIELLE (E) 10 Therapeutique ou connaissance exacte des effets physiologiques (ou pathogen'ntiques) de chaque medicament exp~riment6 sur l'homme en 'tat de sant6; 20 essentialit6 des maladies dont la modification ne peut 6tre de nature a itre saisie et analysee, qui 6chappera teujours "a nos moyens d'investigation; appelez-la force vitale avec Hippocrate, aura ou arch6e avec Van Helmont, anima avec Stahl, vie organique, fluide nerveux, magn~tisme, dynamisme, psore avec Hahnema

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DEVANT SON PRINCIPE. 43 lioni~re) et y ajoutant une fort petite quantit6 d'hydro-sulfate de soude, ii reste une l6g~re couche opaque, qui prisente une teinte noir~tre, manifeste surtout sur la limite du liquide i'vapor6. Si Y'on rep~tc l'expe'rience avec de l'hydro-sulfate de soude et de l'alcool pur, on obtient de meme une couche opaque avec reflet grisatre ou noir~tre qu'iI faut attribuer au degr6 d'attenuation du son fre precipit6., (Matii~re medicale pure, note de Jourda

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44 I'IACOLE OFFICIELLE DEVANT SON PRINCIPE. consultations donne ce singulier resultat: Deux seules sont identiques avec cette hegere difflrence,que l'une prescrit les eaux de Saint-Sauveur (Hautes-Pyr~nees), l'autre celles d'Adolfsberg (Su~de), ce sont toujours les caux. Les treize autres, bien quke'tablissant treize diagnostics diff&rents, n'en sont pas moins, prises individuellement, un chef-d'oeuvre de theories, d'appreciations ingenieuses, spirituelles et tellement rationnelles, qu'

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ESSAI BE SYNTHESE CARACTERISTIQUE SUR LES MIRDICAMENTS LES PLUS USUELS TARThAS POTASSIT ET ANTIMONII (TARTARICUS EMETICUS.) GENESLE DU TARTRE EMETIQUE OU STIBLE8 11 n'existe reellement dans la nature que des individus et les genres;les ordres et les classes n'existent que dans notre imagination. BUFFO-N. to Physiologic relative aii rh~ythme * aux effets essentiels et concomitants- du tartre stibi6 (I. Les plus grands effets du Tartre Stibie se manifestent LE SOIR, LA NUIT AVANT MINUIT OU LE MAT

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46 SYNTHESE CARA CTRISTIQUE. teare esse-ntiel une douleur PULSATIVE, - du [onuillement, tractive., - lacinante dans les articulations, - de meurlmissu - re, - de picotement dans les parties externes, - pressive dut dehors en dedans, - dans les parties internes et externes, - TENSIVE (tension) DANS LES PARTIES INTERNES, - tiraillante de haut eni bas. - Dans les parties internes, - dfims les muscles, SENSATION DE FATIGUE, - de fourmillement dans les parties internes, - de malaise (ph