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    Le nome mendésien est l'une des rares régions du delta du Nil documentée par un corpus papyrologique d'importance. Ce dernier couvre une période allant du 4e siècle avant notre ère au 6e siècle de notre ère, mais est essentiellement daté de l'époque romaine. Il est en majorité constitué des archives carbonisées de Thmouis (2e - 3e siècle), auxquelles s'ajoutent d'autres papyrus trouvés ailleurs en Égypte.[1] Cette documentation essentiellement administrative est notamment riche en toponymes. Si des recensions partielles ont déjà été proposées,[2] aucune entreprise de catalogage toponymique complet n'a à ce jour été effectuée. De la même manière, hormis la reconstitution de l'évolution des limites du nome mendésien depuis l'Ancien Empire jusqu'à l'époque romaine proposée par M. Bietak,[3] aucune carte du nome n'est disponible. À partir des données écrites[4] et archéologiques disponibles, cet article propose le premier inventaire toponymique d'ensemble et la première carte du seizième nome d'Égypte à l'époque romaine.

    1. La toponymie mendésienne

    À ce jour, les sources écrites relatives au nome mendésien mentionnent 153 toponymes distincts. L'écrasante majorité est uniquement attestée dans les papyrus. Parmi ceux-ci, 15 désignent des toparchies, 127 des villages et des villes, deux les capitales, cinq des cours d'eau et quatre des champs. S'y ajoutent six ousiai de même qu'un nom de toparchie, 14 noms de villages et un hydronyme trop fragmentaires pour qu'il soit possible de déterminer s'ils correspondent ou non à de nouveaux toponymes. Un catalogue ana­lytique détaillé étant en cours de préparation, le tableau 1 présente la liste simple des toponymes classés selon la hiérarchie administrative du nome. Ce classement a l'avantage d'être neutre et facile à consulter. Après les deux métropoles viennent les toparchies classées en ordre alphabétique. À l'intérieur de chaque section toparchique sont énumérés les villages et autres noms de lieux (hydronymes, noms de champs, ousiai) en faisant partie. Les toponymes dont les premières lettres sont manquantes sont regroupés à la fin de chaque section tandis que ceux appartenant à une toparchie inconnue sont classés à la fin du catalogue.[5] Comme presque tous les toponymes sont d'origine égyptienne[6] et que les règles d'accentuation propres à l'égyptien demeurent méconnues, j'ai préféré, suivant en cela l'exemple de plusieurs papyrologues, ne pas accentuer les toponymes d'origine autochtone.[7]

    Il est difficile de déterminer quelle proportion de la toponymie mendésienne de l'époque romaine nous a été transmise. À titre indicatif, 10 toparchies ont été recensées dans le nome hérakléopolite,[8] contre six dans le nome oxyrhynchite[9] et 11, peut-être 13 à une certaine époque, dans le nome hermopolite.[10] Puisque nous disposons de beaucoup plus de sources sur ces nomes que sur le nome mendésien, les 15, peut-être 16 toparchies mendésiennes connues représentent vraisemblablement, sinon toutes, du moins une portion appréciable des toparchies du nome.

    Le nombre de villages appartenant à chacune des toparchies est très variable. Il passe d'aucun dans le cas de la toparchie du Phéophitès à 20 dans le cas de la toparchie du Ptempathiô. En outre, 31 villages distincts (auxquels s'ajoutent six toponymes trop fragmentaires pour que nous puissions déterminer s'il s'agit d'attestations nouvelles) ne peuvent être rattachés à aucune toparchie. Le caractère fragmentaire de la documentation explique en partie ces inégalités, de même que l'hétérogénéité du peuplement des villages et du positionnement des zones habitées sur le territoire du nome. En effet, les toparchies étaient de taille variable et ne comprenaient assurément pas toutes le même nombre de villages.[11] Quoiqu'il en soit, la richesse de la toponymie mendésienne et son croisement avec les sources littéraires et archéologiques m'ont encouragée à cartographier cette région.

    2. Cartographie du nome mendésien à l'époque romaine

    L'analyse conjointe des données toponymiques, étymologiques, topographiques et fiscales disponibles dans la documentation écrite et archéologique m'a permis de concevoir une carte du nome mendésien à l'époque romaine (carte 1). Cette carte a été réalisée conformément à mes instructions par C. Plante, géographe.

    Il n'existe pas de source précisant les frontières exactes du nome à l'époque romaine. Cependant, les informations relatives à l'évolution de l'hydrographie deltaïque et à la topographie du nome de même que la Géographie (IV, 5) de Ptolémée nous permettent d'en cerner les limites approximatives. Ainsi, au 2e siècle de notre ère, soit à l'époque où furent rédigées les archives de Thmouis, Ptolémée affirme qu'une branche dite athribitique coulait à l'est de Thmouis.[12] Le géographe mentionne aussi l'existence du canal boutique.[13] Nous savons également par la localisation de plusieurs toponymes que le nome couvrait une portion du lac Menzaleh et qu'une des toparchies situées dans la zone du lac était voisine du nome tanite. Aussi, l'appartenance d'Hermopolis au nome mendésien indique que le nome couvrait un territoire situé à l'ouest de la métropole.

    Considérant cela, et dans la mesure où les branche du Nil furent tout au long de l'Antiquité régulièrement utilisées comme frontières administratives,[14] je propose de considérer les branches mendésienne puis athribitique comme les frontières orientales successives du nome à l'époque romaine. Au 2e siècle, cette frontière séparait le nome mendésien des nomes nesyt et, dans le secteur du lac Menzaleh, tanite. En ce qui concerne la limite occidentale du nome, elle pourrait avoir correspondu à la branche bousirique. Le cas échéant, le nome couvrait une large portion du lac Menzaleh s'étendant de l'île de Thônis à l'est, à la bouche phatmétique au nord-ouest. Quant à la frontière sud, M. Bietak soutient qu'après sa mise en service, le canal boutique fit office de limite entre le nome mendésien et le nome léontopolite.[15] Selon lui, le creusement du canal aurait occasionné une réduction de la surface du nome qui, à l'époque de Strabon, comprenait vraisemblablement le territoire allant jusqu'à la jonction de la branche mendésienne et de la branche sébennytique-phatmétique (soit approximativement la bousirique de Ptolémée). À l'époque de Ptolémée, ce territoire aurait désormais appartenu au nome léontopolite. Les données toponymiques mendésiennes, qui permettent la localisation des toparchies du Chiastitès et du Nôïtès au sud du tracé supposé du canal, contredisent toutefois cette hypothèse.

    En ce qui concerne la cartographie du nome lui-même, le canevas de base et l'échelle (1:500 000) s'appuient sur la carte du delta du Nil du Barrington Atlas of the Greek and Roman World[16] avec une projection latitude/longitude. Cette dernière carte, comme celle proposée ici, situent les branches et les embouchures du Nil selon les données fournies par Strabon et Ptolémée. De plus, même si la configuration du secteur du Lac Menzaleh à l'époque romaine demeure nébuleuse, la reconstitution privilégiée par les éditeurs du Barrington Atlas, à savoir 3 semi-lacs coupés de la mer par des cordons lagunaires, a été maintenue. Enfin, afin de permettre une meilleure situation du nome mendésien dans son environnement régional, les indications relatives aux nomes voisins ainsi qu'aux principales villes de la région ont aussi été conservées.

    Quelques modifications ont cependant été apportées à la cartographie proposée dans le Barrington Atlas. D'abord, le tracé de la branche mendésienne et du canal boutique a été modifié afin de conformer leur cours aux plus récentes hypothèses privilégiées par les chercheurs.[17] Les informations disponibles dans les archives carbonisées de Thmouis sur l'abondance et l'étendue des zones humides dans le nord du nome ont également imposé une extension de la portion de territoire couverte par les zones humides[18].

    Enfin, plusieurs toponymes mendésiens peuvent être précisément ou approximativement cartographiés, dans certains cas pour la première fois. À l'heure actuelle, 9 toponymes antiques ont été identifiés avec des sites modernes. Grâce à ces associations, la situation approximative d'autres villages et toparchies a été déduite. Toutes ces localités sont indiquées sur la carte par des points rouges.

    1. Mendès, capitale du nome mendésien jusqu'à l'époque romaine = Tell el-Rub'a, province de Daqaliyah, 300 57' 30'' de latitude Nord et 310 31' 00'' de longitude Est. À l'époque romaine, la ville de Mendès était située à l'ouest de la branche mendésienne du Nil, dont elle était plus éloignée que Thmouis.[19].

    2. Thmouis, capitale du nome mendésien à partir de l'époque romaine = Tell Timai, province de Daqaliyah, 30° 56' 15'' de latitude Nord et 31° 36' 30'' de longitude Est. Les données littéraires et géomorphologiques montrent comment, à l'époque romaine, la branche mendésienne du Nil coulait à l'est de Thmouis, tandis que le canal boutique coulait vraisemblablement au nord de Mendès.[20]

    3. Tell Tebilla, province de Daqaliyah, 31° 3' 00'' de latitude Nord et 31° 36' 00'' de longitude Est. Tell Tebilla est situé cinq kilomètres au sud-sud-ouest de la ville moderne de Dikirnis (31° 5' 18'' de latitude Nord et 31° 35' 49'' de longitude Est). Cette agglomération est pressentie comme étant le lieu au profit duquel, à l'époque ptolémaïque, Tell Tebilla fut abandonné. En ce qui concerne le nom antique de Tell Tebilla, des correspondances ont été proposées avec Onuphis ou Phernouphis.[21] Des sources archéo-logiques coptes tendent cependant à situer Onuphis ailleurs, tandis que l'identification de Phernouphis a depuis été établie à Barnûfa. Par ailleurs, le site aujourd'hui disparu de Tanah, qui se trouvait sept kilomètres au sud-ouest de Dikirnis, pourrait correspondre à l'antique port de Tell Tebilla.[22]

    4. Phernouphis, capitale de la toparchie du Phernouphitès = Barnûfa,[23] ville dont le nom conserve encore des traces de l'étymologie égyptienne et qui est située au sud-ouest de Tell-Tebilla et au nord de Mendès. Ce toponyme, qui n'est attesté nulle part ailleurs en Égypte,[24] correspond à l'égyptien Pꜣ-rꜣ-nfr, qui signifie "La Belle Bouche."

    À l'époque pharaonique, Tell Tebilla, qui était situé dans un secteur du nome mendésien, non loin de Phernouphis, a appartenu au district de Ro-Nefer, en égyptien rꜣ-nfr, littéralement "Belle Bouche." Or cette appellation équivaut à Pꜣ-rꜣ-nfr sans l'article défini Pꜣ. Si, comme sa voisine septentrionale Tell Tebilla, Barnûfa se trouve aujourd'hui à l'intérieur des terres, l'étymologie de Phernouphis indique qu'à l'origine au moins, la ville était sise non loin de l'embouchure de la branche mendésienne du Nil. Sa situation actuelle révèle cependant qu'elle fut elle aussi privée de son accès maritime et fluvial, sans doute à la faveur des mêmes phénomènes hydrologiques et géomorphologiques qui isolèrent Tell Tebilla de ses accès maritime et fluvial.

    5. Hermopolis, capitale de la toparchie de l'Hermopolitès = Baqliyah, province de Daqaliyah, 30° 57' 00'' de latitude Nord et 31° 26' 00'' de longitude Est. Le site se trouve à l'ouest de Mendès et de Thmouis. Il est constitué de trois koms: Tell Naqus (au nord-est), aujourd'hui une base militaire, aurait été le centre du temple; Tell es-Zereqi ou Tell Baqliyah à l'ouest, a révélé des restes humains et animaux (notamment une nécropole d'ibis); Tell el-Ahmar ou Tell el-Rub'a (un kilomètre et demi à l'ouest de Tell es-Zereqi) où ont été retrouvées des fondations de briques incendiées ainsi que de nombreux tessons de poterie.[25] La cartographie d'Hermopolis permet la localisation approximative de la toparchie de l'Hermo-politès. Celle-ci devait, du moins en partie, être voisine du territoire de Thmouis,[26] non loin du canal boutique ainsi qu'à l'ouest de la branche mendésienne et à l'est de la branche bousirique. Il s'agissait donc d'une toparchie sise dans la portion sud du nome.

    6. Thambôl, village de la toparchie du Nôïtès = Tell Tanbul ou Tell Tambul, au sud-ouest de Simbellawein, province de Daqaliyah, 30° 51' 00'' de latitude Nord et 31° 23' 40'' de longitude Est. En 1983, des installations militaires ont été construites sur le site. Celui-ci comprenait notamment un mur d'enceinte de quatre kilomètres construit en briques datant de l'époque pharaonique, avec des ajouts romains, coptes et arabes.[27] La localisation de Thambôl nous permet de situer approximativement la toparchie du Nôïtès au sud-ouest de Thmouis.

    7. Thelbônthis, village de la toparchie du Chiastitès = Telbant (Markaz Aga) ou Talbant Aga, province de Daqaliyah, 30° 56' 60'' de latitude Nord et 310 18' 00'' de longitude Est.[28] Les données topographiques et fiscales relatives aux deux toparchies connues comme comprenant un village du nom de Thelbônthis permettent d'identifier Telbant avec la Thelbônthis du Chiastitès.[29]

    8. Thônis, village de la toparchie du Ptenchat = Geziret Tuna, ville côtière située en bordure du lac Menzaleh. À cet effet, l'ancien site semble être apparenté à l'île de Touneh et aux ruines de Touneh relevées dans la Description de l'Égypte. J. Maspero et G. Wiet mentionnent aussi une Geziret Touna située au sud-ouest de Tanis.[30] Ce site est à distinguer de la Tuna du Menzaleh, avec laquelle l'identification de Thônis du nome mendésien paraît la plus probable. La toparchie du Ptenchat était donc située à l'extrémité nord du nome mendésien.

    Nous savons également qu'au cours de la seconde moitié du 2e siècle de notre ère, la toparchie du Ptenchat était voisine du nome tanite. En effet, le P.Thmouis 1 (90.13–91.2) rend compte d'arriérés relevant des λιμνιτικά (limnitika), une catégorie fiscale inconnue ailleurs en Égypte comprenant une variété de taxes imposées sur des terres situées en bordure de bassins où s'accumulait l'eau des crues. Ces sommes étaient dues par un certain ...naus fils d'Amphiomis, originaire du village de Thônis, en relation avec la prise à bail de terrains situés entre le champ du village de Chônthon Panakerkè du Ptenchat et la limite du nome tanite. Le texte précise encore que les terrains étaient situés sous l'eau et qu'ils avaient été loués pour la chasse et la pêche, deux activités qui étaient caractéristiques des zones humides du delta. Il est donc possible, à partir de ces informations, de situer la toparchie du Ptenchat à l'extrémité nord-est du nome mendésien et donc, de lui attribuer une portion du territoire du lac Menzaleh. Nous pouvons aussi localiser approximativement à sa limite orientale le village de Chônthon Panakerkè, lui-même apparemment voisin de Thônis.

    Le P.Thmouis 1 (82.10–84.23) fait également état d'offres frauduleuses de prises à bail faites au nom de personnes originaires des villages de Thônis, de Kolouth[ ], Papseichis, Magdôla et Chônthon Panakerkè pour des terrains inondés propres à la chasse et à la pêche situés dans les environs de ces villages. En plus de témoigner de l'abondance des milieux humides dans la toparchie, ce passage nous permet de déduire la relative proximité des villages de Thônis, Kolouth[ ], Papseichis, Magdôla et Chônthon Panakerkè.

    9. Zmoumis, village de la toparchie du Phernouphitès = Ashmûm ou Ashmûn el-Rumman (nom arabe qui rend compte de l'occupation romaine du site), province de Daqaliyah, 310 5' 20'' de latitude Nord et 31° 38' 12'' de longitude Est.[31] Le village antique peut être aujourd'hui situé dans la banlieue de la ville de Dikirnis.[32]

    La localisation de Phernouphis et de Zmoumis ainsi que sur la probable appartenance du secteur de Tell Tebilla et de Dikirnis à la toparchie du Phernouphitès nous donnent une idée assez précise de la zone relevant de cette toparchie à l'époque romaine. Cette dernière était située au nord de Mendès et de Thmouis, dans un secteur compris entre les branches mendésienne et bousirique.

    La topographie de l'ancienne Tebilla révèle de son côté que la toparchie couvrait une partie de la zone sud-ouest du secteur de l'actuel lac Menzaleh. Cela semble d'autant plus probable que dans le P.Thmouis 1 (115.21–116.1), nous apprenons qu'au cours de la seconde moitié du 2e siècle, 31 pêcheurs à l'épervier (ἀμφιβολέας) habitaient le village de Zmoumis. Cette information, ajoutée à la mention dans le P. Mendes. Genev. (453–455) d'une λίμνη τῆς κώμης associée à Phernouphitès, révèle que la toparchie était située dans une zone bien pourvue en milieux humides.

    Les données étymologiques et toponymiques m'incitent enfin à formuler des propositions sur la localisation de deux autres toparchies:

    Toparchie du Ptempathiô: La parenté étymologique du village de Thonôas, qui appartient à la toparchie du Ptempathiô, avec Thônis, qui a été située dans le secteur du lac Menzaleh, et la perception dans la toparchie de taxes dites Θωνειτικὰ καὶ λιμνιτικά[33] tendent à montrer que la toparchie du Ptempathiô était elle aussi située en bordure du lac Menzaleh, et qu'elle était peut-être voisine de la toparchie du Ptenchat à laquelle appartenait Thônis. Dans la mesure où la toparchie du Ptenchat avait pour voisine orientale le nome tanite, je propose de situer la toparchie du Ptempathiô quelque part à l'ouest de la toparchie du Ptenchat, dans le secteur du lac Menzaleh. Cette proposition est renforcée par le fait que dans les archives carbonisées de Thmouis, 75% des arriérés mis au compte des limnitika sont associés à la toparchie du Ptempathiô.[34] Il semble donc établi que la toparchie était située dans un secteur très marécageux, ce qui est précisément le cas des abords du lac Menzaleh.

    Toparchie du Néompsonomoun: Les terres ousiaques de Vespasien connues dans le nome sont toutes situées dans la toparchie du Psanitès, à l'exception d'une entrée qui est relative à des terres appartenant au village d'Hyrkanos du Néompsonomoun.[35] Plus spécifiquement, le P.Thmouis 1 précise la présence dans le nome de terres ousiaques nommées d'après deux personnages différents, soit Latinus et Chrestus. Nous savons en outre que des terres de l'ousia de Vespasien, anciennement au nom de l'affranchi impérial Latinus, étaient situées dans les villages de Pétetei, Psenharpokratis et Psenbienchis tandis que celles ayant appartenu à Chrestus sont à ce jour attestées uniquement dans le village de Pétetei. Compte tenu de l'apparente concentration des anciennes terres ousiaques de Latinus et de Chrestus, les terres ousiaques du village d'Hyrkanos pourraient avoir été voisines de celles situées dans la toparchie du Psanitès. Le cas échéant, les toparchies du Psanitès et du Néompsonomoun auraient été voisines. Il s'agit cependant d'une hypothèse encore fragile que la publication des archives inédites de Thmouis pourrait peut-être contribuer à vérifier. Pour cette raison, cette toparchie ne figure pas sur la carte du nome.

    En somme, les données écrites et archéologiques m'ont permis de cartographier neuf toponymes mendésiens, dont quatre ne figurant pas dans le Barrington Atlas (Tell Tebilla, Thelbônthis, Thônis, Zmoumis). Le territoire couvert par les toparchies de l'Hermopolitès, du Phernouphitès, du Ptenchat, du Ptempathiô et du Néompsonomoun est aussi approximativement connu. Enfin, le district pharaonique de Ro-Nefer pouvant être rapproché de la toparchie romaine du Phernouphitès, l'hypothèse selon laquelle à l'époque romaine, le secteur de Tell Tebilla appartenait à cette dernière toparchie a été proposée.

    Plusieurs sites attestés dans le secteur du nome mendésien et jusqu'ici peu étudiés ont aussi été intégrés à la carte. Sauf dans le cas de ceux ayant pu être associés à des localités antiques, ils sont indiqués au moyen de points gris numérotés. Ces koms ont été compilés et documentés dans le cadre du "Delta Survey" effectué par l'Egypt Exploration Society.[36] Dans plusieurs cas, ils sont aujourd'hui disparus et n'ont pour la plupart pas été identifiés à des agglomérations anciennes. Leur inclusion dans la carte du nome a néanmoins l'avantage d'enrichir notre connaissance de l'occupation du nome au cours de l'Antiquité, notamment dans les secteurs qui n'ont pu être mis en relation avec des toponymes anciens. Au total, 31 sites ont à ce jour été recensés dans le secteur de l'antique nome mendésien.

    Si des vestiges romains n'ont pas été observés sur l'ensemble des sites, plusieurs raisons m'ont encouragée à localiser tous les koms attestés dans le secteur du nome. D'abord, ces sites étant peu documentés, il est envisageable que certains vestiges romains n'ont pas été observés faute de temps et de moyens. Il est également fort probable que plusieurs de ces sites aient vu leurs vestiges tardifs détruits aux siècles passés, soit par les sebakheen, soit par certains archéologues avides de "trésors" pharaoniques. Enfin, la recension de toutes les agglomérations antiques permet d'envisager l'anthropisation de la région dans une perspective diachronique qui, éventuellement, pourra être raffinée à la lumière de nouvelles découvertes.


    Le catalogage de l'ensemble des toponymes mendésiens à ce jour connu et la cartographie du nome à l'époque romaine nous aident à mieux comprendre l'anthropisation de ce secteur du delta du Nil au cours de l'Antiquité, et de façon particulière à l'époque romaine. Ils montrent notamment comment la proximité d'une voie d'eau–branche fluviale, embouchure fluviale, canal, côte méditerranéenne–joua un rôle décisif dans l'établissement des différentes localités du nome. Ce phénomène s'explique par les avantages certains que représentent les voies hydriques pour les activités de production alimentaire (agriculture, pastoralisme, chasse, pêche et cueillette) ainsi que pour la redistribution des denrées et la mobilité des personnes. Le nombre important de sites à proximité de Mendès-Thmouis pourrait de son côté illustrer les attraits économiques associés au fait d'avoir pour voisine la capitale du nome, qui était en outre un centre commercial de premier ordre. Ainsi, à sa façon, l'espace mendésien cartographié nous parle, et nous ouvre au passage une fenêtre sur la région encore trop méconnue qu'est le delta du Nil.

    Tableau 1: La toponymie mendésienne à l’époque romaine

    Légende:

    capitale: **

    toparchie: Ἑρμοπολίτης = Ἑρμοπολείτης

    village ou autre toponyme: Ἑρμούπολις

    peut-être: gén. : génitif   ~

    ** Μενδης
    Egyptien : ꜥnpt puis Ḏd.t
    Assyrien : Bi-in-ṭi-ṭi
    Copte : ⲡⳓⲓⲙⲉⲛⲧⲏϯ
    Arabe : Tell el-Rub’a
    ** Θμουις
    Coptic : ⲑⲙⲟⲩⲓ
    Arabic : Tumay, Tell Timai
    Ἑρμοπολίτης = Ἑρμοπολείτης
    Ἑρμούπολις
    Κελλις
    Πεκερκεα/Πεκερκ(η)/Π.ωερκεα
    ῾Ραο( )
    Ταχμουνις
    Χορενου
    ̣[ ̣ ̣ ̣]α̣θις
    Θμοιβαστιτης
    Α ̣ β ̣ ̣ ̣
    οὐσίαι [Τ]ίτου
    Πλεμα
    Θμοιριβιτης
    Μαγδωλα (champ)
    Egyptien : mkti͗l
    Sémitique : migdol
    Χνουτου (gén.)
    Ψενομ( ) (or Ψενομ[ ̣ ]ιχα?)
    Υ ̣ ̣θ ̣ ( )
    Λ[ ̣ ̣ ]αυ
    Νεμεω
    Λυκοπολίτης
    Θχεμις
    Θχενυθ
    Νειλο[
    Νεομαρη
    Θμουις
    Ζμουμις
    Σεβαστῆς[ (ousia)
    Ψεν-
    Ψενεριενηψις
    Νεομψονομουν
    Βινωθρις
    Θιγγου
    Μεσνειβις
    Ναθμενθις
    Νεβλαμμις = Νεβλαμις
    Ο[
    οὐσίαι θεοῦ Οὐεσπασιανου
    Ταναρη
    Τανθαλ[
    Ὑ̣ρ̣κ̣αν̣̣ος
    Ψ[ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣ ]μη
    Ψεναραχθις
    Ψεναρποκρατις
    Ψενε ̣ εσν̣αφα (lecture incertaine)
    Ψενθμενω̣[ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣ ]
    Ψενκαλ̣ω
    Ψενκο̣λθα
    Ψονομουνις
    .αι.μ̣φις
    [ ̣ ̣ ̣ ]ις
    [ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣ ]ις
    Νωιτης
    Θαμβωλ
    Ψενεντηλις
    ̣ [ ̣ ]ν̣αρσε̣ησις
    Πτεγχατ = Πτενχατ
    Δεναστυ
    Θωνις
    Copte : ⲑⲱⲛⲉ/ⲓ, ⲧ-ϩⲱⲛⲉ/ⲓ
    Arabe : Tunah
    Κεπτη
    Κολουθ[
    Μαγδωλα
    Egyptien : mkti͗l
    Semitique : migdol
    Παψειχις
    Πνεμβρη
    Χωνθον Πανακερκη
    Ψεν[
    Ψεναθρη
    Ψενκοραια
    Πτεμπαθιω
    Θβυνευρις
    Θελβωνθις
    Copte : ⲧⲉⲗⲃⲟⲛⲧ
    Arabe : Telbant
    Θονωα
    Θφυνις ἡ καὶ Πεκερκ(η)
    Θχενηθις
    Κερκενουφις
    Ναβαολ
    ~Π[
    Πεκερκεμενδη
    Περκοινις
    Π̣η̣κ̣α̣[ ]
    Πτη̣[ ̣ ] ̣ ις
    Πωις
    Σηκα
    Φεριεθω
    Ψεναρβη
    Ψενβιηνχον-Περκοινις
    Ψεσμενδη
    Ψοαραμουνις
    ]νφγουνσις
    ~Φεοπ[ιτης]
    Φερνουφιτης
    Θναβις
    Θουασθηου (gén.) (hydronyme)
    Ζμουμις
    Copte : ⳓⲙⲟⲩⲙⲓ
    Arabe :Eshmûm/Ashmûm, Eshmûn/Ashmûn
    Ἰβιων Ἁρυωτου
    Νεμεω
    Ποχνουν (champ)
    ῾Ρενθιγγου
    Τανεφεβσις (Φερνουφιτης?)
    Φερνουφις
    Φιερον[  ] (hydronyme)
    Φιερον Τεω (hydronyme)
    Φιερον Φερνουφεως (hydronyme)
    Φιερον Φρη (hydronyme)
    Ψεν ̣ ̣ ̣ ̣ ~ = Ψενεσει
    Ψεν ̣ ̣ ~ Ψευ ̣ ̣
    Ψενκομναχθις
    Ψωβθον ( Ἀρυωτεως)
    Χιαστιτης = Χειαστειτης = Χιαστοιτης
    Βαχον
    Θελβωνθις
    Copte : ⲧⲉⲗⲃⲟⲛⲧ
    Arabe : Telbant
    Θχενηθις
    Χ̣ο̣ρον ̣ ̣οιμις
    Ψενβιηνχον Ἐρκειρεως/ Ψενβιηγχις
    Ψενε̣ ̣ ̣ ̣
    Ψενο̣ψεμουθις
    [ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣]εως (gén.)
    [ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣]ιλλεως (gén.)
    [ ̣ ̣ ̣ ] ̣ ̣ ̣ ̣ ναβαολ.
    Ψανιτης
    Ἐκυ
    Κερκενουφις (Ψανιτης?)
    Ληβο̣..
    Νεφιη
    οὐσίαι θεοῦ Οὐεσπασιανοῦ (πρότερον) φυλακιτῶν
    οὐσίαι θεοῦ Οὐεσπασιανοῦ (πρότερον) Λατείνου / οὐσία Λατείνου καὶ Ἡρατ[ος
    οὐσίαι θεοῦ Οὐεσπασιανοῦ (πρότερον) Χρήστου / ὑπαρξις οὐσιακὴ (πρότερον) Χρήστου
    Πετετει
    Σαω
    Ψανις
    Ψεναρποκρατις
    Ψενβιηνχον Ε[  ]ρεφους = Ψενβιηγχις
    ̣ ̣ε( )
    Θμου ̣ ̣ ε( )
    Toparchie inconnue
    Ἀλομκωλε ̣ [
    Ἀμειρε[
    Θελο[
    Θμουμφρεμνο
    Θουις
    Ἶβιων
    Κ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣
    Νατ̣[ ̣ ]ω̣[
    Νεφενε[
    Παγελει
    Παρομρακοτη (champ)
    Πεκερκεησις
    Πετεησια[ ] (hydronyme)
    Πετω ?
    Πτεξ[ ̣ ̣ ̣
    Σαφθις
    Τ ̣ αγ ̣ ̣ ̣
    Ταναρ[ ̣ ]
    Ταοσνουβις
    Τιν ̣ [
    Τινα ̣
    Φερκο ̣ ̣ις
    Φμοιτις
    Χεμεντειμις
    Χολη
    Ψ.[ ]
    Ψε[....]ψ...
    Ψεβθρη[ς?
    Ψεναρ ̣ ̣ [ ̣ ̣ ]
    Ψεναχω = ~Ψεναχωι
    Ψενολκυ (champ)
    Ψενυρις
    Ψενψενουμις
    Ψεσιωι
    Ψοαφρης
    Ψωβθοησηι (gén. attendu)
    ]αγωμεως (gén.)
    ̣ ̣ ̣ β( )
    [ ̣ ̣ ̣ ̣] ̣ λθις
    [ ̣ ̣ ̣ ̣ ̣ ]ω
    1. Berimbal
    2. Bilgai
    3. El-(Bouhed) Lugga
    4. El-Urman
    5. Mit Gharita
    6. Mit Rumi
    7. Kom ed-Dahab
    8. Kom el-Hamam
    9. Kom el-Taalib
    10. Kom Milis
    11. Taranis el-Arab
    12. Tell Aziza
    13. Tell Bahr Mahed ou Kom Gamaliya
    14. Tell Buweib
    15. Tell Diab
    16. Tell ed-Dahab
    17. Tell el-Bey
    18. Tell el-Gassa
    19. Tell el-Ghafir
    20. Tell el-Ghuzz
    21. Tell el-Humar
    22. Tell el-Khirba
    23. Tell el-Qutat
    24. Tell el-Tarha
    25. Tell el-Thufiya
    26. Tell Geziret el-Faras
    27. Tell Lagan
    28. Tell Umm el-Lahm (Nord)
    29. Tell Umm el-Lahm (Sud)
    30. Tell Ziezi

    Projection: Latitude / Longitude

    échelle: 1 : 500,000

    Source: Talbert et al., op.cit. (above, n. 16).

    Notes

      1. Outre les archives carbonisées retrouvées à Thmouis, le seul autre important ensemble de documents originaire du delta à ce jour édité correspond aux papyrus carbonisés de Boubastis (P.Bub. I et II). Des papyrus encore inédits ont aussi été exhumés à Tanis par Petrie. Autrement, plusieurs papyrus trouvés ailleurs en Égypte (pensons aux archives de Zénon et de Théophanes) portent de manière plus ou moins explicite sur le delta. À propos des archives carbonisées de Thmouis, voir S. Kambitsis, Le papyrus Thmouis 1, colonnes 68–160 (Paris 1985) et K. Blouin, Homme et milieu dans le nome mendésien à l'époque romaine (1er au 6e s.) (thèse de doctorat, Québec-Nice 2007) annexe 2.return to text

      2. S. Kambitsis, "Sur la toponymie du nome mendésien," BIFAO 76 (1976) 225–230 et op.cit. (ci-dessus, n. 1); J. Quaegebeur, "Documents grecs et géographie historique. Le mendésien," L'égyptologie en 1979 I (1982) 267–272; H. Verreth, "A Tax List from the Mendesios of the Time of Augustus," in W. Clarysse, A. Schoors et H. Willems (éds.), Egyptian Religion the Last Thousand Years. Studies Dedicated to the Memory of Jan Quaegebeur (Louvain 1998) 455–476.return to text

      3. M. Bietak, Tell el-Dab'a II: der Fundort im Rahmen einer archäologisch-geographischen Untersuchung über das ägyptische Ostdelta (Vienne 1975). Voir aussi G. Mumford, "Tell Tebilla 1–11," Survey & Excavation Projects in Egypt (1999–2004) <http://www.deltasinai.com> (dernière consultation le 29 avril 2008) pour une carte de la région de Tell Tebilla à l'époque pharaonique.return to text

      4. En ce qui concerne les papyrus, seules les sources éditées ont été prises en compte. Une éventuelle publication des fragments des archives carbonisées de Thmouis encore inédits permettra peut-être un enrichissement des données présentées dans cet article.return to text

      5. Pour les références relatives à chaque toponyme, voir A. Calderini et S. Daris, Dizionario dei nomi geografici e topografici dell'Egitto greco-romano (Le Caire-Milan 1935–2007). return to text

      6. Ainsi pas plus de quinze toponymes grecs sont attestés dans le nome hérakléopolite; cf. M. Drew-Bear, Le nome hermopolite. Toponymes et sites. Am.Stud.Pap. XXI (Missoula, MT 1979) 389. Cf. aussi, de manière générale, Calderini et Daris, ibid. Dans le cas du Fayoum, la prépondérance de la toponymie grecque s'explique par le fait que l'essor de cette région s'est produit à l'époque ptolémaïque.return to text

      7. Cf. à cet effet W. Clarysse, "Greek Accents on Egyptian Names," ZPE 119 (1997) 177–184, et le développement de M.R. Falivene, en préambule de son catalogue des toponymes du nome hérakléopolite (The Herakleopolite Nome. A Catalogue of the Toponyms, with Introduction and Commentary. Am.Stud.Pap. XXXVII [Atlanta 1998] xv).return to text

      8. Falivene, ibid.return to text

      9. P. Pruneti, "Ancora su toparchie e πάγοι dell'Ossirinchite," Aegyptus 81 (2001) 290–297; P. Pruneti, "Toparchie e pagi: precisazioni topografiche relative al nomo Ossirinchite," ZPE 119 (1989) 113–118. P. Pruneti, I centri abitati dell'Ossirinchite: repertorio toponomastico (Florence 1981).return to text

      10. M. Drew-Bear, op.cit. (ci-dessus, n. 6). La datation exacte de l'existence des toparchies de l'Arabia Anô et de l'Arabia Katô demeure matière à discussion: ibid. 45–46. return to text

      11. G. Husson et D. Valbelle, L'État et les institutions en Égypte: des premiers pharaons aux empereurs romains (Paris 1992) 248–249.return to text

      12. La branche athribitique de Ptolémée, qui empruntait vraisemblablement le lit de plusieurs anciennes branches, n'apparaît pas sur la carte du nome. Je lui ai préféré la branche mendésienne de Strabon – qui est abondamment attestée aux époque précédentes mais pas mentionnée par Ptolémée – en raison de son importance environnementale et socio-économique locale et de son étroite association avec le nome mendésien. À propos de l'évolution de l'hydrographie deltaïque de l'époque pharaonique à l'époque arabe, voir Blouin, op.cit. (ci-dessus, n. 1) 57–85.return to text

      13. À propos de ce canal, voir K. Blouin, "De Mendès à Thmouis (delta du Nil, Égypte): hydrologie mobile, société mobile?" in E. Hermon (éd.), L'eau comme patrimoine – de la Méditerranée à l'Amérique du Nord (Québec 2008) 107-128.return to text

      14. Bietak, op.cit. (ci-dessus, n. 3) ch. V.return to text

      15. Ibid. 173–174.return to text

      16. R. Talbert et al., Barrington Atlas of the Greek and Roman World (Princeton 2000).return to text

      17. Cf. à cet effet Blouin, "De Mendès à Thmouis," op.cit. (ci-dessus, n. 13).return to text

      18. Voir à cet effet K. Blouin, "La gestion patrimoniale de l'eau dans l'Égypte romaine: le cas des milieux humides mendésiens," Revue d'histoire comparée de l'environnement, <http://www.chaire-rome.hst.ulaval.ca/revue_point_vue.htm> (Québec 2007).return to text

      19. Blouin, op.cit. (ci-dessus, n. 13).return to text

      20. Ibid.return to text

      21. "Billa," EES, The Egypt Exploration Society Delta Survey: A Resource for the Archaeology of the Nile Delta (2007) <http://www.ees.ac.uk/deltasurvey/DSintro.html> (dernière consultation le 29 avril 2008).return to text

      22. Le site de Tanah s'élève à 310 02' 10'' de latitude Nord et 310 33' 15'' de longitude Est et est à présent nivelé et recouvert de zones habitées: "Tanah," ibid. return to text

      23. Verreth, op.cit. (ci-dessus, n. 2) 466–467; J. Yoyotte, "Études géographiques II. Les localités méridionales de la région memphite et le "Pehou d'Hérakléopolis"," REgypt 14 (1962) 85, n. 9.return to text

      24. Calderini, Daris, op.cit. (ci-dessus, n. 5).return to text

      25. "Baqlia," Egypt Exploration Society, op.cit. (ci-dessus, n. 21). return to text

      26. Stéphane de Byzance précise comment, selon Hérodien, il existait cinq Hermopolis: Hermopolis Magna, Hermopolis Parva, une troisième située près de l'Égypte, une quatrième "κατὰ Θμοῦιν" et une dernière sur un fleuve dont le nom est perdu; cf. J. Ball, Egypt in the Classical Geographers (Le Caire 1942) 171; Calderini et Daris, op.cit. (ci-dessus, n. 5) II.return to text

      27. "Tanbul," EES, op.cit. (ci-dessus, n. 21). Voir aussi Bietak, op.cit. (ci-dessus, n. 3) 110.return to text

      28. Cf. <http://www.traveljournals.net/explore/egypt/map/m473991/talbant_aga.html> (dernière consultation le 29 avril 2008).return to text

      29. La seconde Thelbônthis appartenait à la toparchie du Ptempathiô qui, nous le verrons, était située au nord-est du nome.return to text

      30. Description de l'Égypte XVIII, 19; J. Maspero, G. Wiet, Matériaux pour servir à la géographie de l'Égypte (Le Caire 1919) 61.return to text

      31. J. Yoyotte, "Religion de l’Égypte ancienne," Annuaire de l’École pratique des Hautes Études, Ve section: Sciences religieuses, 77 (1969-1970) 184. Les coordonnées du site de Ashmûn el-Rumman sont issues de:

        <http://www.traveljournals.net/explore/egypt/map/m448060/ashmun_el-rumman.html> (dernière consultation le 29 avril 2008).return to text

      32. Il s'agit d'un petit kom haut d'environ 1 mètre. Le site, qui est traversé par une route, est désormais recouvert par des habitations et un cimetière; cf. "Asmun er-Romman," EES, op.cit. (ci-dessus, n. 21).return to text

      33. Voir Blouin, op.cit. (ci-dessus, n. 18).return to text

      34. Sur 41 entrées relative à des taxes relevant du sous-département des limnitika, une est associée à la toparchie du Néompsonomoum, une à la toparchie du Ptenchat, trois à la toparchie Lykopolite et 31 à la toparchie du Ptempathiô, tandis que cinq portent sur des sommes dues par des contribuables dont le village et la toparchie d'origine sont inconnue: Blouin, op.cit. (ci-dessus, n. 1) annexe 5 et Blouin, op.cit. (ci-dessus, n. 18).return to text

      35. P.Ryl. II 215.30; cf. BL VIII, 295. G.M. Parassoglou ne recense que les terres ousiaques de la toparchie du Psanitès (Imperial Estates in Roman Egypt. Am.Stud.Pap. XVIII [Amsterdam 1978] 30).return to text

      36. EES, op.cit. (ci-dessus, n. 21).return to text