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ï~~Bulletin of the American Society of Papyrologists 47 (2010) 289-294 A. Papathomas, Finfunddreissig griechische Papyrusbriefe aus der Spitantike. Corpus Papyrorum Raineri 25. Mfinchen and Leipzig: Saur, 2006. xx + 231 pages + 33 plates. ISBN 978-3-598-77950-3. Ce volume est le quatridme de la serie des Corpus Papyrorum Raineri qui soit issu du projet START: Â~ Papyrus aus dem ptolemiischen, romischen, byzantinischen und frfiharabischen Agypten >>, dirige par Bernhard Palme, apres ceux de F. Morelli en 2001 (CPR 22), de F. Mithoff en 2002 (CPR 23) et de B. Palme la meme annie (CPR 24). Contrairement aux trois autres, il est consacre Sun seul genre documentaire, la lettre. Connaissant l'interet d'Amphilochios Papathomas pour l'pistolographie et sa phraseologie ainsi que pour les temoignages de l'influence de la litterature sur les documents, le lecteur ne sera pas surpris par ce choix; il comprendra egalement celui qui a pousse l'editeur a s'en tenir a l'Antiquite tardive (debut de l'poque arabe incluse), periode oi les problmatiques chdres a Papathomas sont les mieux a l'oeuvre. Il gotera ainsi les plaisirs que confdre un catalogue de papyrus au contenu homogdne, sinon par la provenance des papyrus (partages, comme on s'y attend avec des textes de la collection viennoise, entre Arsinoite, Heraclkopolite et Hermopolite) et les archives dont ils sont issus, du moins par le profil et l'poque des textes qu'il renferme. L'diteur nous donne en effet un catalogue de grande qualite qui ne deparera pas dans la serie fameuse des CPR dont on connait les exigeants standards ditoriaux. Il avait pourtant affaire a une matidre ingrate: sur les 35 lettres qu'il edite, une seule est complete (8) - c'est d'ailleurs, a mon avis, la piece de loin la plus interessante de ce corpus. Et, comme c'est souvent le cas avec les lettres tardives, ecrites tout en longueur, le tiers ou la moitie des lignes est la plupart du temps manquant. A la nature elliptique bien connue des lettres antiques s'ajoute donc le caractdre fragmentaire des textes ici choisis. L'diteur a du lutter constamment pour apprehender un sens qui se derobe sans cesse. On pourrait meme se demander ce qui l'a pousse a retenir certaines pieces comme la 23, lettre amputee de sa partie gauche et dont les deux lignes fragmentaires ne livrent aucune donnee digne d'interet. Toujours au sujet de la sdlection des textes, on s'interrogera peut-itre sur le bien-fonde de la presence de 1 (lettre du Ile/Ille s.) dans un corpus de lettres de l'Antiquite tardive. On peut aussi se demander s'il 6tait justifie d'inclure 20, 32, et 35, trois lettres que l'editeur pense provenir des archives de Senouthes le vo rtptoc (qui ne veut pas dire << Notar comme l'crit l'ed. p. 119). Si c'est vraiment le cas, ces pieces auraient du ttre incluses dans l'dition de ces archives donnees par F. Morelli [CPR 30, paru apres la redaction de ce compte rendu]; et c'est seulement a la lumidre de cet ensemble que ces deux textes fragmentaires
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